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Pirates, Corsaires et Flibustiers

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Pirates, Corsaires et Flibustiers

Message par Maanilee le Ven 24 Nov - 12:34

Voici encore un article trouvé sur www.monde-fantasy.com qui regorge d'informations et de contenu très utile pour nous auteurs ! Aujourd'hui donc nous partons pour un sujet qui a éveillé la curiosité de pas mal de Scribtonautes : la pirate-fantasy.

Les pirates


Les pirates sont des criminels qui agissent pour leur propre compte. Ce sont des hors-la-loi qui parcourent les mers et qui pillent, violent et bien souvent tuent sans distinction. Cependant, les pirates ne se limitent pas seulement aux pillages de navire, ils attaquent parfois de petites villes côtières.

Notons que, même si l'âge d'or de la piraterie date des XVIIe et XVIIIe siècles et se pratiquait surtout dans les Caraïbes, la piraterie en elle-même existe depuis l'antiquité et s'est pratiquée partout dans le monde. Le premier âge d'or connu de la piraterie a eu lieu au Ie siècle av. J.-C. et prenait place en Méditerranée.

Du fait même de leur mode de vie, peu de pirates mangeaient à leur faim ou devenaient riches, la plupart mouraient jeunes en combat, luttes intestines ou exécutés (le plus souvent pendus). Les pirates élisaient leurs dirigeants : le capitaine (pour son savoir-faire, son audace, son autorité lors des batailles) et le quartier-maître (pour exercer un contre-pouvoir et faire régner l'ordre). En assemblée, chaque homme avait le droit à la parole et chaque membre de l'équipage, hormis les mousses et les marins pas encore totalement intégrés, avait une voix dans le vote tout comme le capitaine. Dans certains équipages pirates, il y avait un conseil : une assemblée où uniquement les officiers et artisans pouvaient siéger avec quelques marins expérimentés.

Le quartier-maître élu pouvait aussi faire entamer un procès contre le capitaine. Si le capitaine refusait le procès, il était reconnu coupable et était marronné sur une île le plus souvent. De nombreux groupes de pirates partageaient les butins obtenus en suivant un schéma préalable. Les pirates blessés au cours d'une bataille recevaient parfois une prime spéciale. Le butin pouvait être partagé de manière que le capitaine reçoive tout au plus 1,5 fois ou 2 fois plus que les autres, mais jamais plus. Cependant, ces pratiques égalitaires ne se limitaient qu'à très peu des aspects de la vie des pirates, et n'atténuaient pas réellement la rudesse de leur mœurs.

Les stérotypes actuels du pirate, c'est-à-dire le pirate buvant du rhum et maniant le sabre d'abordage, à l'œil borgne caché par un bandeau noir et le perroquet sur l'épaule, au crochet à la main et la jambe de bois, à l'anneau dans l'oreille et pratiquant la torture, vient de la littérature d'aventure du XIXe siècle (notamment L'Île au trésor de Robert Louis Stevenson). En revanche, il est avéré que la vie à bord du bateau pirate est plus aisée que sur un bateau marchand : l'équipage est nombreux, sans contraintes horaires, avec une hiérarchie moins pesante car il obéit à un code d’honneur et à des règles démocratiques.
Le Jolly Roger (qui pourrait venir du français joli rouge), le pavillon de pirates noir ou rouge orné d’une tête de mort surmontant deux tibias entrecroisés, selon la représentation classique pouvait aussi représenter parfois des squelettes, des armes, des sabliers et parfois le capitaine lui-même (tel celui de Barbe Noire).

L'un des plus célèbres codes d'honneur de la piraterie est La chasse-partie de Bartholomew Roberts :

I. Chaque pirate pourra donner sa voix dans les affaires d'importances et aura un pouvoir de se servir quand il voudra des provisions et des liqueurs fortes nouvellement prises, à moins que la disette n'oblige le public d'en disposer autrement, la décision étant prise par vote.

II. Les pirates iront tour à tour, suivant la liste qui en sera faite, à bord des prises et recevront pour récompense, outre leur portion ordinaire de butin : une chemise de toile. Mais, s'ils cherchent à dérober à la compagnie de l'argenterie, des bijoux ou de l'argent d'une valeur d'un dollar, ils seront abandonnés sur une île déserte. Si un homme en vole un autre, on lui coupera le nez et les oreilles et on le déposera à terre en quelques endroits inhabités et déserts.

III. Il est interdit de jouer de l'argent aux dés ou aux cartes.

IV. Les lumières et les chandelles doivent être éteintes à huit heures du soir. Ceux qui veulent boire, passé cette heure, doivent rester sur le pont sans lumière.

V. Les hommes doivent avoir leur fusil, leur sabre et leurs pistolets toujours propres et en état de marche.

VI. La présence de jeunes garçons ou de femmes est interdite. Celui que l'on trouvera en train de séduire une personne de l'autre sexe et de la faire naviguer déguisée sera puni de mort.

VII. Quiconque déserterait le navire ou son poste d'équipage pendant un combat serait puni de mort ou abandonné sur une île déserte.

VIII. Personne ne doit frapper quelqu'un d'autre à bord du navire ; les querelles seront vidées à terre de la manière qui suit, à l'épée ou au pistolet. Les hommes étant préalablement placés dos à dos feront volte-face au commandement du quartier-maître et feront feu aussitôt. Si l'un d'eux ne tire pas, le quartier-maître fera tomber son arme. Si tous deux manquent leur cible, ils prendront leur sabre et celui qui fait couler le sang le premier sera déclaré vainqueur.

IX. Nul ne parlera de changer de vie avant que la part de chacun ait atteint 1000 livres. Celui qui devient infirme ou perd un membre en service recevra 800 pièces de huit sur la caisse commune et, en cas de blessure moins grave, touchera une somme proportionnelle.

X. Le capitaine et le quartier-maître recevront chacun deux parts de butin, le canonnier et le maître d'équipage, une part et demie, les autres officiers une part et un quart, les flibustiers une part chacun.

XI. Les musiciens auront le droit de se reposer le jour du sabbat. Les autres jours de repos ne leur seront accordés que par faveur.


Les corsaires


Les corsaires agissent sur lettre de marque (aussi appelée lettre de course) délivrée au nom du roi (bien souvent, ce dernier n'était pas averti). Ce papier est un document par lequel un pays reconnaît les corsaires comme étant une force militaire auxiliaire. Les corsaires agissent au service de leur pays. S'ils sont capturés, ils exhibent leurs lettres de marques, ce qui leur assure le sort d'un prisonnier de guerre et leur évite d'être pendus comme de vulgaires pirates.
Les corsaires sont tenus par leurs lettres de marque de n'attaquer exclusivement que les ennemis de leur souverain, respectant les neutres et toujours leurs propres concitoyens. En mer, il leur arrive parfois de ne pas avoir été informés de la paix survenue quelques jours auparavant et, en continuant leur activité, sont traités en pirates.
Quelques corsaires peu scrupuleux profitaient de ce papier officiel pour piller et tuer les marchands comme les pirates.

La piraterie est vieille comme le monde et existe toujours, tandis que les corsaires n'ont sévit que durant trois siècles (du XVIe au XIXe siècle).

Les corsaires faisaient la guerre selon les mêmes lois que les marins d'État, c'est-à-dire ceux de la Marine (royale puis nationale, impériale en ce qui concerne la France), mais dans un but commercial et non militaire. Ils concluent un contrat, la chasse-partie, quelques jours avant le départ. Toutes les décisions sur la destination, l'objet de l'expédition et les prises étant collectives.
Les règles générales pendant la course (autre nom de la guerre navale) :

   Avoir une lettre de marque reçue de l'État pou « courir sus aux navires ennemis » ; cette autorisation est caduque dès l'arrêt des hostilités ;
   S'il y a possibilité de s'approcher du navire ennemi par ruse en arborant un pavillon neutre ou allié, il y a une obligation de hisser, à partir d'une certaine distance, le pavillon véritable. En cas contraire, il s'agirait d'une traîtrise ;
   Respect de la vie des prisonniers ;
   Les effets personnels des marins ennemis ou des passagers ne font pas partie du butin, ils les conservent : on pose des scellés sur les coffres, malles, armoires des prisonniers. On peut lire dans certains mémoires ou dans des archives maritimes, que les prisonniers utilisaient cet argent pour soudoyer les geôliers, améliorer l'ordinaire, etc., ce qui prouve que cette obligation de respect des biens privés des prisonniers n'était pas seulement théorique mais effectivement respectée.

Seuls le navire et sa cargaison (exception faite de la période de guerre pendant laquelle des otages sont ramenés afin qu'ils fassent un compte-rendu de l'attaque) peuvent donc faire l'objet d'une prise en guerre de course, encore faut-il que la prise ait été jugée légitime par les autorités compétentes au retour de course. Les marins ennemis sont prisonniers de guerre : ils peuvent être soit libérés à la fin des hostilités, soit échangés, ou encore libérés contre rançon.
Les règles administratives au retour de la course :

   Le capitaine corsaire déposait à l'Amirauté son rapport de mer dont l'examen par les officiers d'administration déclenchait une procédure de plusieurs jours.
   Personne n'avait le droit de descendre à terre avant que les officiers d'administration n'aient dressé le procès verbal d'inspection du navire, vérifié que les scellés apposés par l'écrivain de bord sur les coffres, malles et armoires de la prise fussent intacts.
   Ensuite ils apposaient leur sceau sur les écoutilles pour éviter que des parties du butin de prise ne fussent débarquées à la nuit tombée.
   Enfin, ils interrogeaient les prisonniers et les menaient vers les prisons de la ville.

Alors seulement, l'équipage pouvait quitter le navire et attendait le verdict du Tribunal des Prises, nécessaire avant la vente aux enchères du butin de prise.
Le Tribunal des prises

Le résultat de la procédure était envoyé au tribunal des prises (appelé aussi Conseil des prises), dépendance de l'Amirauté qui statuait sur la légitimité des captures. La prise devait avoir été faite selon les lois de la guerre. En cas de forfaiture, traîtrise ou d'absence de Lettre de Course, le navire était rendu à ses armateurs. Ce n'est qu'une fois le jugement rendu que le corsaire pouvait procédé à la vente des cargaisons.

En France, le tissu pris n'était pas mis en vente mais détruit afin de préserver les manufactures nationales, selon une ordonnance royale.
Les prises (le butin)

En plus du navire, le butin de prise pouvait être très varié : fruits et légumes comme vin et eau-de-vie, sucre, poisson et viande (anchois, harengs, biscuits, bœuf, lard), cuirs, bois précieux, colorants (l'indigo), épices, café, chocolat ou, beaucoup plus rarement, sacs d'argent ou poudre d'or.

Le produit de la vente aux enchères des prises était alors partagé entre les personnes ayant collaboré à la capture de l'ennemi dans l'ordre des priorités :

   L'État (Roi, République, Empereur) prenait entre 10 et 20% (c'est lui qui fournissait la lettre de marque).
   Les frais (on payait la nourriture, la poudre, les munitions, ainsi que les réparations faites durant le voyage).
   Les veuves et les blessés (les veuves prenaient deux fois la part de leurs défunts maris, et les blessés avaient une indemnité, fixée au départ en fonction de la partie du corps manquante, en plus de leur part).
   L'armateur (ou le groupement d'armateurs lorsque les frais d'armement étaient importants) prenait ensuite 30% du reste.
   Enfin, chaque homme avait sa part en fonction de sa place dans l'équipage (le mousse=demi-part, le capitaine=25 parts, le chirurgien=25 parts, etc.).

À partir du XVIIe siècle, l'État se contente de droits d'enregistrement réduits afin d'encourager la prise de risque des armateurs. Le partage des prises devient alors : 2⁄3 pour l'armateur, 1⁄3 pour l'équipage.

Lors du partage de la prise entre les membres de l'équipage, des piles d’or de la hauteur d'un pied (environ 33 cm) étaient distribuées à chacun de ces membres en fonction de la hiérarchie, « prendre son pied » signifiait alors « prendre sa part de butin ». La notion de jouissance sexuelle peut être reliée au fait que les marins, après un long périple en mer, allaient dépenser leur part en compagnie de prostituées.
Les flibustiers

Les flibustiers

(ou « Frère de la Côte », de l'ancien anglais « flibutor » emprunté au néerlandais « vrijbueter », proprement dit « libre faiseur de butin ») sont, d'abord des aventuriers des mers qui écumaient les côtes et dévastaient les possessions espagnoles en Amérique aux XVIe et XVIIe siècles.
Par la suite, aux XVIIe et XVIIIe siècle, les flibustiers sont des corsaires des Antilles qui allaient sus à l'Espagnol.
Les forbans

Les forbans (de l'ancien français « forbannir », bannir à l'étranger, « de for et ban » : hors du ban, hors de la loi) sont des pirates qui se livraient à des expéditions armées sur mer pour leur propre compte, sans lettre de course (de marque).
Les boucaniers

Le terme boucanier vient du mot boucan issu d'un dialecte des indigènes des Caraïbes. Le boucan est une technique de fumage de la viande et du poisson.

A l'origine, les boucaniers sont des coureurs des bois de Saint-Domingue qui chassaient les bœufs sauvages pour en boucaner la viande, c'est-à-dire la sécher à la fumée sur le boucan. Par la suite, le terme de boucanier a désigné un écumeur de mer, un pirate, après que les boucaniers se soient associés aux flibustiers sous le vocable de « Frères de la Côte ». Il s'agit alors d'aventuriers, corsaires ou pirates, qui vivaient essentiellement du produit de leur chasse et de contrebande.

Remarquables chasseurs, les boucaniers étaient aussi très à l’aise sur un bateau. De constitution solide et bien nourris ils étaient de redoutables combattants. Par ailleurs, ils étaient tous porteurs d’un fusil de quatre pieds de canon appelé le « fusil à giboyer », de qualité inégalée. La précision de leur tir permettait aux flibustiers de supprimer à distance une bonne partie de l’équipage adverse, ce qui évitait l'abordage ou à se risquer trop près des canons ennemis. Ces fusils se chargeaient d’une manière exceptionnellement rapide pour l’époque et pouvaient tirer trois coups pendant qu’un fusil militaire n’en tirait qu’un seul. La poudre, de première qualité et également fabriquée tout exprès pour eux, venait de Cherbourg ; on l’appelait « poudre de boucanier » et elle se conservait dans des calebasses ou tubes de bambou bouchés à la cire.

Organisés en marge de la société, les boucaniers vivaient retirés, mais non en autarcie. Ils étaient bien introduits dans le marché économique, vendant viande, cuir et tabac, tandis qu’ils s’approvisionnaient en armes, munitions, vêtements et autres. Certains d’entre eux développèrent même leur propre réseau de correspondants en Europe, avec des associés ou des parents, devenant ainsi de véritables entrepreneurs de chasse. Très solidaires entre eux, ils n’eurent jamais de chefs ni de protecteurs.

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