Continuez ! [jeu ou presque]

Page 3 sur 4 Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par autofic le Mar 27 Oct - 10:12

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul.
J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.
avatar
autofic
Maître Scribtonaute
Maître Scribtonaute

Féminin Messages : 4640
Age : 24
Localisation : Southampton

http://marie-tinet.alphasync.net/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par Calegal le Mar 27 Oct - 10:18

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté. Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message.

_________________
Créateur de la Ligue Pour la Réhabilitation du Comic sans MS (LPRCSM), et membre du FAD (Front Anti-Dragons)
avatar
Calegal
Scribtonaute Hyperactif
Scribtonaute Hyperactif

Masculin Messages : 1228
Age : 19
Localisation : Saint-Etienne (42100)

Revenir en haut Aller en bas

Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par autofic le Mar 27 Oct - 10:24

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé.
avatar
autofic
Maître Scribtonaute
Maître Scribtonaute

Féminin Messages : 4640
Age : 24
Localisation : Southampton

http://marie-tinet.alphasync.net/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par Calegal le Mar 27 Oct - 10:31

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

_________________
Créateur de la Ligue Pour la Réhabilitation du Comic sans MS (LPRCSM), et membre du FAD (Front Anti-Dragons)
avatar
Calegal
Scribtonaute Hyperactif
Scribtonaute Hyperactif

Masculin Messages : 1228
Age : 19
Localisation : Saint-Etienne (42100)

Revenir en haut Aller en bas

Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par autofic le Mar 27 Oct - 10:33

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.


Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle.
avatar
autofic
Maître Scribtonaute
Maître Scribtonaute

Féminin Messages : 4640
Age : 24
Localisation : Southampton

http://marie-tinet.alphasync.net/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par Calegal le Mar 27 Oct - 10:34

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime.

_________________
Créateur de la Ligue Pour la Réhabilitation du Comic sans MS (LPRCSM), et membre du FAD (Front Anti-Dragons)
avatar
Calegal
Scribtonaute Hyperactif
Scribtonaute Hyperactif

Masculin Messages : 1228
Age : 19
Localisation : Saint-Etienne (42100)

Revenir en haut Aller en bas

Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par autofic le Mar 27 Oct - 10:38

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée.
avatar
autofic
Maître Scribtonaute
Maître Scribtonaute

Féminin Messages : 4640
Age : 24
Localisation : Southampton

http://marie-tinet.alphasync.net/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par Calegal le Mar 27 Oct - 10:50

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâché ce moment tant attendu.

_________________
Créateur de la Ligue Pour la Réhabilitation du Comic sans MS (LPRCSM), et membre du FAD (Front Anti-Dragons)
avatar
Calegal
Scribtonaute Hyperactif
Scribtonaute Hyperactif

Masculin Messages : 1228
Age : 19
Localisation : Saint-Etienne (42100)

Revenir en haut Aller en bas

Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par autofic le Mar 27 Oct - 10:53

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace.
avatar
autofic
Maître Scribtonaute
Maître Scribtonaute

Féminin Messages : 4640
Age : 24
Localisation : Southampton

http://marie-tinet.alphasync.net/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par Calegal le Mar 27 Oct - 10:55

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur.

_________________
Créateur de la Ligue Pour la Réhabilitation du Comic sans MS (LPRCSM), et membre du FAD (Front Anti-Dragons)
avatar
Calegal
Scribtonaute Hyperactif
Scribtonaute Hyperactif

Masculin Messages : 1228
Age : 19
Localisation : Saint-Etienne (42100)

Revenir en haut Aller en bas

Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par autofic le Mar 27 Oct - 10:58

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang...
avatar
autofic
Maître Scribtonaute
Maître Scribtonaute

Féminin Messages : 4640
Age : 24
Localisation : Southampton

http://marie-tinet.alphasync.net/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par Calegal le Mar 27 Oct - 10:58

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang... J'entendis les feuilles bruisser derrière moi.

_________________
Créateur de la Ligue Pour la Réhabilitation du Comic sans MS (LPRCSM), et membre du FAD (Front Anti-Dragons)
avatar
Calegal
Scribtonaute Hyperactif
Scribtonaute Hyperactif

Masculin Messages : 1228
Age : 19
Localisation : Saint-Etienne (42100)

Revenir en haut Aller en bas

Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par autofic le Mar 27 Oct - 11:00

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang... J'entendis les feuilles bruisser derrière moi. Mon cœur se serra, ça n'allait pas être si facile.
avatar
autofic
Maître Scribtonaute
Maître Scribtonaute

Féminin Messages : 4640
Age : 24
Localisation : Southampton

http://marie-tinet.alphasync.net/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par Calegal le Mar 27 Oct - 11:04

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang... J'entendis les feuilles bruisser derrière moi. Mon cœur se serra, ça n'allait pas être si facile. Je me retournai et le vis, une arme à la main.

_________________
Créateur de la Ligue Pour la Réhabilitation du Comic sans MS (LPRCSM), et membre du FAD (Front Anti-Dragons)
avatar
Calegal
Scribtonaute Hyperactif
Scribtonaute Hyperactif

Masculin Messages : 1228
Age : 19
Localisation : Saint-Etienne (42100)

Revenir en haut Aller en bas

Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par autofic le Mar 27 Oct - 11:11

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang... J'entendis les feuilles bruisser derrière moi. Mon cœur se serra, ça n'allait pas être si facile. Je me retournai et le vis, une arme à la main.

— Papa... ?
avatar
autofic
Maître Scribtonaute
Maître Scribtonaute

Féminin Messages : 4640
Age : 24
Localisation : Southampton

http://marie-tinet.alphasync.net/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par Calegal le Mar 27 Oct - 11:17

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang... J'entendis les feuilles bruisser derrière moi. Mon cœur se serra, ça n'allait pas être si facile. Je me retournai et le vis, une arme à la main.

— Papa... ?
— Avec ce que tu comptais faire tu oses toujours m'appelé Papa ?

_________________
Créateur de la Ligue Pour la Réhabilitation du Comic sans MS (LPRCSM), et membre du FAD (Front Anti-Dragons)
avatar
Calegal
Scribtonaute Hyperactif
Scribtonaute Hyperactif

Masculin Messages : 1228
Age : 19
Localisation : Saint-Etienne (42100)

Revenir en haut Aller en bas

Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par autofic le Mar 27 Oct - 11:23

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang... J'entendis les feuilles bruisser derrière moi. Mon cœur se serra, ça n'allait pas être si facile. Je me retournai et le vis, une arme à la main.

— Papa... ?
— Avec ce que tu comptais faire tu oses toujours m'appelé Papa ?
— Comment ? Je ne comprends pas...
avatar
autofic
Maître Scribtonaute
Maître Scribtonaute

Féminin Messages : 4640
Age : 24
Localisation : Southampton

http://marie-tinet.alphasync.net/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par Calegal le Mar 27 Oct - 11:29

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang... J'entendis les feuilles bruisser derrière moi. Mon cœur se serra, ça n'allait pas être si facile. Je me retournai et le vis, une arme à la main.

— Papa... ?
— Avec ce que tu comptais faire tu oses toujours m'appelé Papa ?
— Comment ? Je ne comprends pas...
Je sais ce que tu voulais faire !

_________________
Créateur de la Ligue Pour la Réhabilitation du Comic sans MS (LPRCSM), et membre du FAD (Front Anti-Dragons)
avatar
Calegal
Scribtonaute Hyperactif
Scribtonaute Hyperactif

Masculin Messages : 1228
Age : 19
Localisation : Saint-Etienne (42100)

Revenir en haut Aller en bas

Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par autofic le Mar 27 Oct - 11:31

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang... J'entendis les feuilles bruisser derrière moi. Mon cœur se serra, ça n'allait pas être si facile. Je me retournai et le vis, une arme à la main.

— Papa... ?
— Avec ce que tu comptais faire tu oses toujours m'appelé Papa ?
— Comment ? Je ne comprends pas...
— Je sais ce que tu voulais faire !
— Je voulais juste te voir, partager mon désarroi...
avatar
autofic
Maître Scribtonaute
Maître Scribtonaute

Féminin Messages : 4640
Age : 24
Localisation : Southampton

http://marie-tinet.alphasync.net/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par Calegal le Mar 27 Oct - 11:32

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang... J'entendis les feuilles bruisser derrière moi. Mon cœur se serra, ça n'allait pas être si facile. Je me retournai et le vis, une arme à la main.

— Papa... ?
— Avec ce que tu comptais faire tu oses toujours m'appelé Papa ?
— Comment ? Je ne comprends pas...
— Je sais ce que tu voulais faire !
— Je voulais juste te voir, partager mon désarroi...
Il leva son arme au niveau de mon torse, l'air déterminé.

_________________
Créateur de la Ligue Pour la Réhabilitation du Comic sans MS (LPRCSM), et membre du FAD (Front Anti-Dragons)
avatar
Calegal
Scribtonaute Hyperactif
Scribtonaute Hyperactif

Masculin Messages : 1228
Age : 19
Localisation : Saint-Etienne (42100)

Revenir en haut Aller en bas

Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par autofic le Mar 27 Oct - 11:36

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang... J'entendis les feuilles bruisser derrière moi. Mon cœur se serra, ça n'allait pas être si facile. Je me retournai et le vis, une arme à la main.

— Papa... ?
— Avec ce que tu comptais faire tu oses toujours m'appeler Papa ?
— Comment ? Je ne comprends pas...
— Je sais ce que tu voulais faire !
— Je voulais juste te voir, partager mon désarroi...
Il leva son arme au niveau de mon torse, l'air déterminé. Dans l'incompréhension, je me retournais et me mis à courir : j'étais beaucoup plus rapide que lui.
avatar
autofic
Maître Scribtonaute
Maître Scribtonaute

Féminin Messages : 4640
Age : 24
Localisation : Southampton

http://marie-tinet.alphasync.net/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par Calegal le Mar 27 Oct - 11:40

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang... J'entendis les feuilles bruisser derrière moi. Mon cœur se serra, ça n'allait pas être si facile. Je me retournai et le vis, une arme à la main.

— Papa... ?
— Avec ce que tu comptais faire tu oses toujours m'appeler Papa ?
— Comment ? Je ne comprends pas...
— Je sais ce que tu voulais faire !
— Je voulais juste te voir, partager mon désarroi...
Il leva son arme au niveau de mon torse, l'air déterminé. Dans l'incompréhension, je me retournais et me mis à courir : j'étais beaucoup plus rapide que lui. La détonation résonna dans le parc désert.

_________________
Créateur de la Ligue Pour la Réhabilitation du Comic sans MS (LPRCSM), et membre du FAD (Front Anti-Dragons)
avatar
Calegal
Scribtonaute Hyperactif
Scribtonaute Hyperactif

Masculin Messages : 1228
Age : 19
Localisation : Saint-Etienne (42100)

Revenir en haut Aller en bas

Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par autofic le Mar 27 Oct - 11:41

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang... J'entendis les feuilles bruisser derrière moi. Mon cœur se serra, ça n'allait pas être si facile. Je me retournai et le vis, une arme à la main.

— Papa... ?
— Avec ce que tu comptais faire tu oses toujours m'appeler Papa ?
— Comment ? Je ne comprends pas...
— Je sais ce que tu voulais faire !
— Je voulais juste te voir, partager mon désarroi...
Il leva son arme au niveau de mon torse, l'air déterminé. Dans l'incompréhension, je me retournais et me mis à courir : j'étais beaucoup plus rapide que lui. La détonation résonna dans le parc désert. J'étais vivante !
avatar
autofic
Maître Scribtonaute
Maître Scribtonaute

Féminin Messages : 4640
Age : 24
Localisation : Southampton

http://marie-tinet.alphasync.net/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par Calegal le Mar 27 Oct - 11:44

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang... J'entendis les feuilles bruisser derrière moi. Mon cœur se serra, ça n'allait pas être si facile. Je me retournai et le vis, une arme à la main.

— Papa... ?
— Avec ce que tu comptais faire tu oses toujours m'appeler Papa ?
— Comment ? Je ne comprends pas...
— Je sais ce que tu voulais faire !
— Je voulais juste te voir, partager mon désarroi...
Il leva son arme au niveau de mon torse, l'air déterminé. Dans l'incompréhension, je me retournais et me mis à courir : j'étais beaucoup plus rapide que lui. La détonation résonna dans le parc désert. J'étais vivante ! Je me tournais vers lui et le vis, allongé dans l'herbe, le sang dégoulinant.
avatar
Calegal
Scribtonaute Hyperactif
Scribtonaute Hyperactif

Masculin Messages : 1228
Age : 19
Localisation : Saint-Etienne (42100)

Revenir en haut Aller en bas

Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par autofic le Mar 27 Oct - 11:51

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang... J'entendis les feuilles bruisser derrière moi. Mon cœur se serra, ça n'allait pas être si facile. Je me retournai et le vis, une arme à la main.

— Papa... ?
— Avec ce que tu comptais faire tu oses toujours m'appeler Papa ?
— Comment ? Je ne comprends pas...
— Je sais ce que tu voulais faire !
— Je voulais juste te voir, partager mon désarroi...
Il leva son arme au niveau de mon torse, l'air déterminé. Dans l'incompréhension, je me retournais et me mis à courir : j'étais beaucoup plus rapide que lui. La détonation résonna dans le parc désert. J'étais vivante !

Je me tournais vers lui et le vis, allongé dans l'herbe, le sang dégoulinant. Je n'avais plus aucune envie de sucer son liquide rougeâtre, je voulais comprendre la raison de ce suicide inattendu.
avatar
autofic
Maître Scribtonaute
Maître Scribtonaute

Féminin Messages : 4640
Age : 24
Localisation : Southampton

http://marie-tinet.alphasync.net/

Revenir en haut Aller en bas

Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Page 3 sur 4 Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum