Continuez ! [jeu ou presque]

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Message par Invité le Mar 27 Oct 2015 - 13:21

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Message par Calegal le Mar 27 Oct 2015 - 18:48

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang... J'entendis les feuilles bruisser derrière moi. Mon cœur se serra, ça n'allait pas être si facile. Je me retournai et le vis, une arme à la main.

— Papa... ?
— Avec ce que tu comptais faire tu oses toujours m'appeler Papa ?
— Comment ? Je ne comprends pas...
— Je sais ce que tu voulais faire !
— Je voulais juste te voir, partager mon désarroi...
Il leva son arme au niveau de mon torse, l'air déterminé. Dans l'incompréhension, je me retournais et me mis à courir : j'étais beaucoup plus rapide que lui. La détonation résonna dans le parc désert. J'étais vivante !

Je me tournais vers lui et le vis, allongé dans l'herbe, le sang dégoulinant. Je n'avais plus aucune envie de sucer son liquide rougeâtre, je voulais comprendre la raison de ce suicide inattendu. Même si, je dois l'avouer, cela m'arrangeait bien.

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Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par Dewen le Mar 27 Oct 2015 - 18:51

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang... J'entendis les feuilles bruisser derrière moi. Mon cœur se serra, ça n'allait pas être si facile. Je me retournai et le vis, une arme à la main.

— Papa... ?
— Avec ce que tu comptais faire tu oses toujours m'appeler Papa ?
— Comment ? Je ne comprends pas...
— Je sais ce que tu voulais faire !
— Je voulais juste te voir, partager mon désarroi...
Il leva son arme au niveau de mon torse, l'air déterminé. Dans l'incompréhension, je me retournais et me mis à courir : j'étais beaucoup plus rapide que lui. La détonation résonna dans le parc désert. J'étais vivante !

Je me tournais vers lui et le vis, allongé dans l'herbe, le sang dégoulinant. Je n'avais plus aucune envie de sucer son liquide rougeâtre, je voulais comprendre la raison de ce suicide inattendu. Même si, je dois l'avouer, cela m'arrangeait bien. Soudain, une envie folle me prit, une envie de lui dévorer le cou.

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Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par autofic le Mar 27 Oct 2015 - 18:52

C'est trop sale là :vomito:
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Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par AliArt le Mar 27 Oct 2015 - 18:53

Nah...je trouve ça va pas avec l'histoire là!!! Il faut trouver autre chose!!
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Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par autofic le Mar 27 Oct 2015 - 18:59

C'est écrit, c'est écrit ! :)
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Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par Calegal le Mar 27 Oct 2015 - 19:04

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang... J'entendis les feuilles bruisser derrière moi. Mon cœur se serra, ça n'allait pas être si facile. Je me retournai et le vis, une arme à la main.

— Papa... ?
— Avec ce que tu comptais faire tu oses toujours m'appeler Papa ?
— Comment ? Je ne comprends pas...
— Je sais ce que tu voulais faire !
— Je voulais juste te voir, partager mon désarroi...
Il leva son arme au niveau de mon torse, l'air déterminé. Dans l'incompréhension, je me retournais et me mis à courir : j'étais beaucoup plus rapide que lui. La détonation résonna dans le parc désert. J'étais vivante !

Je me tournais vers lui et le vis, allongé dans l'herbe, le sang dégoulinant. Je n'avais plus aucune envie de sucer son liquide rougeâtre, je voulais comprendre la raison de ce suicide inattendu. Même si, je dois l'avouer, cela m'arrangeait bien. Soudain, une envie folle me prit, une envie de lui dévorer le cou. Trouble dissociatif de la personnalité , comme disait les medecins.

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Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par autofic le Mar 27 Oct 2015 - 19:06

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang... J'entendis les feuilles bruisser derrière moi. Mon cœur se serra, ça n'allait pas être si facile. Je me retournai et le vis, une arme à la main.

— Papa... ?
— Avec ce que tu comptais faire tu oses toujours m'appeler Papa ?
— Comment ? Je ne comprends pas...
— Je sais ce que tu voulais faire !
— Je voulais juste te voir, partager mon désarroi...
Il leva son arme au niveau de mon torse, l'air déterminé. Dans l'incompréhension, je me retournais et me mis à courir : j'étais beaucoup plus rapide que lui. La détonation résonna dans le parc désert. J'étais vivante !

Je me tournais vers lui et le vis, allongé dans l'herbe, le sang dégoulinant. Je n'avais plus aucune envie de sucer son liquide rougeâtre, je voulais comprendre la raison de ce suicide inattendu. Même si, je dois l'avouer, cela m'arrangeait bien.

Soudain, une envie folle me prit, une envie de lui dévorer le cou. Trouble dissociatif de la personnalité , comme disait les médecins.En me retournant, je sentis mes canines mordre mes lèves, puis j'appelais les pompiers.
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Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par Calegal le Mer 28 Oct 2015 - 11:42

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

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Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
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Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang... J'entendis les feuilles bruisser derrière moi. Mon cœur se serra, ça n'allait pas être si facile. Je me retournai et le vis, une arme à la main.

— Papa... ?
— Avec ce que tu comptais faire tu oses toujours m'appeler Papa ?
— Comment ? Je ne comprends pas...
— Je sais ce que tu voulais faire !
— Je voulais juste te voir, partager mon désarroi...
Il leva son arme au niveau de mon torse, l'air déterminé. Dans l'incompréhension, je me retournais et me mis à courir : j'étais beaucoup plus rapide que lui. La détonation résonna dans le parc désert. J'étais vivante !

Je me tournais vers lui et le vis, allongé dans l'herbe, le sang dégoulinant. Je n'avais plus aucune envie de sucer son liquide rougeâtre, je voulais comprendre la raison de ce suicide inattendu. Même si, je dois l'avouer, cela m'arrangeait bien.

Soudain, une envie folle me prit, une envie de lui dévorer le cou. Trouble dissociatif de la personnalité , comme disait les médecins.En me retournant, je sentis mes canines mordre mes lèves, puis j'appelais les pompiers. Je devais partir, ils ne devaient pas me voir ici.


Dernière édition par Calegal le Mer 28 Oct 2015 - 11:43, édité 1 fois
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Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par autofic le Mer 28 Oct 2015 - 11:43

pourquoi ce présent ? :O @calegal
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Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par Calegal le Mer 28 Oct 2015 - 11:43

C'est corrigé ^^

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Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par autofic le Mer 28 Oct 2015 - 11:45



Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang... J'entendis les feuilles bruisser derrière moi. Mon cœur se serra, ça n'allait pas être si facile. Je me retournai et le vis, une arme à la main.

— Papa... ?
— Avec ce que tu comptais faire tu oses toujours m'appeler Papa ?
— Comment ? Je ne comprends pas...
— Je sais ce que tu voulais faire !
— Je voulais juste te voir, partager mon désarroi...
Il leva son arme au niveau de mon torse, l'air déterminé. Dans l'incompréhension, je me retournais et me mis à courir : j'étais beaucoup plus rapide que lui. La détonation résonna dans le parc désert. J'étais vivante !

Je me tournais vers lui et le vis, allongé dans l'herbe, le sang dégoulinant. Je n'avais plus aucune envie de sucer son liquide rougeâtre, je voulais comprendre la raison de ce suicide inattendu. Même si, je dois l'avouer, cela m'arrangeait bien.

Soudain, une envie folle me prit, une envie de lui dévorer le cou. Trouble dissociatif de la personnalité , comme disait les médecins. En me retournant, je sentis mes canines mordre mes lèves, puis j'appelais les pompiers. Je devais partir, ils ne devaient pas me voir ici. Pourtant, mes jambes restaient clouée sur le sol.

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Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par Calegal le Mer 28 Oct 2015 - 11:46

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang... J'entendis les feuilles bruisser derrière moi. Mon cœur se serra, ça n'allait pas être si facile. Je me retournai et le vis, une arme à la main.

— Papa... ?
— Avec ce que tu comptais faire tu oses toujours m'appeler Papa ?
— Comment ? Je ne comprends pas...
— Je sais ce que tu voulais faire !
— Je voulais juste te voir, partager mon désarroi...
Il leva son arme au niveau de mon torse, l'air déterminé. Dans l'incompréhension, je me retournais et me mis à courir : j'étais beaucoup plus rapide que lui. La détonation résonna dans le parc désert. J'étais vivante !

Je me tournais vers lui et le vis, allongé dans l'herbe, le sang dégoulinant. Je n'avais plus aucune envie de sucer son liquide rougeâtre, je voulais comprendre la raison de ce suicide inattendu. Même si, je dois l'avouer, cela m'arrangeait bien.

Soudain, une envie folle me prit, une envie de lui dévorer le cou. Trouble dissociatif de la personnalité , comme disait les médecins. En me retournant, je sentis mes canines mordre mes lèves, puis j'appelais les pompiers. Je devais partir, ils ne devaient pas me voir ici. Pourtant, mes jambes restaient clouée sur le sol. Je n'arrivais pas à savoir ce que je ressentais.

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Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par Invité le Sam 31 Oct 2015 - 13:29

Je me régale avec ce texte original qui donne le désir de lire la suite si ce n est pas fini? Car cette fin laisse une faim :)
Correction clouées

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Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par Dewen le Sam 31 Oct 2015 - 13:35

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang... J'entendis les feuilles bruisser derrière moi. Mon cœur se serra, ça n'allait pas être si facile. Je me retournai et le vis, une arme à la main.

— Papa... ?
— Avec ce que tu comptais faire tu oses toujours m'appeler Papa ?
— Comment ? Je ne comprends pas...
— Je sais ce que tu voulais faire !
— Je voulais juste te voir, partager mon désarroi...
Il leva son arme au niveau de mon torse, l'air déterminé. Dans l'incompréhension, je me retournais et me mis à courir : j'étais beaucoup plus rapide que lui. La détonation résonna dans le parc désert. J'étais vivante !

Je me tournais vers lui et le vis, allongé dans l'herbe, le sang dégoulinant. Je n'avais plus aucune envie de sucer son liquide rougeâtre, je voulais comprendre la raison de ce suicide inattendu. Même si, je dois l'avouer, cela m'arrangeait bien.

Soudain, une envie folle me prit, une envie de lui dévorer le cou. Trouble dissociatif de la personnalité , comme disaient les médecins. En me retournant, je sentis mes canines mordre mes lèves, puis j'appelais les pompiers. Je devais partir, ils ne devaient pas me voir ici. Pourtant, mes jambes restaient clouée sur le sol. Je n'arrivais pas à savoir ce que je ressentais. C'était un mélange d'émotions contradictoires qui me répugnaient toutes.

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Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par Invité le Sam 31 Oct 2015 - 14:31

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang... J'entendis les feuilles bruisser derrière moi. Mon cœur se serra, ça n'allait pas être si facile. Je me retournai et le vis, une arme à la main.

— Papa... ?
— Avec ce que tu comptais faire tu oses toujours m'appeler Papa ?
— Comment ? Je ne comprends pas...
— Je sais ce que tu voulais faire !
— Je voulais juste te voir, partager mon désarroi...
Il leva son arme au niveau de mon torse, l'air déterminé. Dans l'incompréhension, je me retournais et me mis à courir : j'étais beaucoup plus rapide que lui. La détonation résonna dans le parc désert. J'étais vivante !

Je me tournais vers lui et le vis, allongé dans l'herbe, le sang dégoulinant. Je n'avais plus aucune envie de sucer son liquide rougeâtre, je voulais comprendre la raison de ce suicide inattendu. Même si, je dois l'avouer, cela m'arrangeait bien.

Soudain, une envie folle me prit, une envie de lui dévorer le cou. Trouble dissociatif de la personnalité , comme disaient les médecins. En me retournant, je sentis mes canines mordre mes lèves, puis j'appelais les pompiers. Je devais partir, ils ne devaient pas me voir ici. Pourtant, mes jambes restaient clouée sur le sol. Je n'arrivais pas à savoir ce que je ressentais. C'était un mélange d'émotions contradictoires qui me répugnaient toutes.
Combien de temps faudrait-il pour que les secours arrivent sur les lieux ?

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Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par autofic le Lun 16 Nov 2015 - 12:00

@Silion la règle c'est décrire la phrase suivante, une seule phrase. Du coup je supprime le reste Wink

Les autres n'existaient pas à écrire la phrase suivante Wink
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Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par Invité le Lun 16 Nov 2015 - 12:56

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang... J'entendis les feuilles bruisser derrière moi. Mon cœur se serra, ça n'allait pas être si facile. Je me retournai et le vis, une arme à la main.

— Papa... ?
— Avec ce que tu comptais faire tu oses toujours m'appeler Papa ?
— Comment ? Je ne comprends pas...
— Je sais ce que tu voulais faire !
— Je voulais juste te voir, partager mon désarroi...
Il leva son arme au niveau de mon torse, l'air déterminé. Dans l'incompréhension, je me retournais et me mis à courir : j'étais beaucoup plus rapide que lui. La détonation résonna dans le parc désert. J'étais vivante !

Je me tournais vers lui et le vis, allongé dans l'herbe, le sang dégoulinant. Je n'avais plus aucune envie de sucer son liquide rougeâtre, je voulais comprendre la raison de ce suicide inattendu. Même si, je dois l'avouer, cela m'arrangeait bien.

Soudain, une envie folle me prit, une envie de lui dévorer le cou. Trouble dissociatif de la personnalité , comme disaient les médecins. En me retournant, je sentis mes canines mordre mes lèves, puis j'appelais les pompiers. Je devais partir, ils ne devaient pas me voir ici. Pourtant, mes jambes restaient clouée sur le sol. Je n'arrivais pas à savoir ce que je ressentais. C'était un mélange d'émotions contradictoires qui me répugnaient toutes.
Combien de temps faudrait-il pour que les secours arrivent sur les lieux ?

- Ne bouge pas, lança une voix glaciale.

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Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par Thorim le Lun 16 Nov 2015 - 13:06

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang... J'entendis les feuilles bruisser derrière moi. Mon cœur se serra, ça n'allait pas être si facile. Je me retournai et le vis, une arme à la main.

— Papa... ?
— Avec ce que tu comptais faire tu oses toujours m'appeler Papa ?
— Comment ? Je ne comprends pas...
— Je sais ce que tu voulais faire !
— Je voulais juste te voir, partager mon désarroi...
Il leva son arme au niveau de mon torse, l'air déterminé. Dans l'incompréhension, je me retournais et me mis à courir : j'étais beaucoup plus rapide que lui. La détonation résonna dans le parc désert. J'étais vivante !

Je me tournais vers lui et le vis, allongé dans l'herbe, le sang dégoulinant. Je n'avais plus aucune envie de sucer son liquide rougeâtre, je voulais comprendre la raison de ce suicide inattendu. Même si, je dois l'avouer, cela m'arrangeait bien.

Soudain, une envie folle me prit, une envie de lui dévorer le cou. Trouble dissociatif de la personnalité , comme disaient les médecins. En me retournant, je sentis mes canines mordre mes lèves, puis j'appelais les pompiers. Je devais partir, ils ne devaient pas me voir ici. Pourtant, mes jambes restaient clouée sur le sol. Je n'arrivais pas à savoir ce que je ressentais. C'était un mélange d'émotions contradictoires qui me répugnaient toutes.
Combien de temps faudrait-il pour que les secours arrivent sur les lieux ?

- Ne bouge pas, lança une voix glaciale.

Un frisson remonta dans mon dos, je connaissais cette voix.
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Message par Dewen le Dim 29 Nov 2015 - 11:30

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang... J'entendis les feuilles bruisser derrière moi. Mon cœur se serra, ça n'allait pas être si facile. Je me retournai et le vis, une arme à la main.

— Papa... ?
— Avec ce que tu comptais faire tu oses toujours m'appeler Papa ?
— Comment ? Je ne comprends pas...
— Je sais ce que tu voulais faire !
— Je voulais juste te voir, partager mon désarroi...
Il leva son arme au niveau de mon torse, l'air déterminé. Dans l'incompréhension, je me retournais et me mis à courir : j'étais beaucoup plus rapide que lui. La détonation résonna dans le parc désert. J'étais vivante !

Je me tournais vers lui et le vis, allongé dans l'herbe, le sang dégoulinant. Je n'avais plus aucune envie de sucer son liquide rougeâtre, je voulais comprendre la raison de ce suicide inattendu. Même si, je dois l'avouer, cela m'arrangeait bien.

Soudain, une envie folle me prit, une envie de lui dévorer le cou. Trouble dissociatif de la personnalité, comme disaient les médecins. En me retournant, je sentis mes canines mordre mes lèves, puis j'appelais les pompiers. Je devais partir, ils ne devaient pas me voir ici. Pourtant, mes jambes restaient clouée sur le sol. Je n'arrivais pas à savoir ce que je ressentais. C'était un mélange d'émotions contradictoires qui me répugnaient toutes.
Combien de temps faudrait-il pour que les secours arrivent sur les lieux ?

- Ne bouge pas, lança une voix glaciale.

Un frisson remonta dans mon dos, je connaissais cette voix. La voix de Lucien.

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Re: Continuez ! [jeu ou presque]

Message par AliArt le Ven 10 Juin 2016 - 19:26

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang... J'entendis les feuilles bruisser derrière moi. Mon cœur se serra, ça n'allait pas être si facile. Je me retournai et le vis, une arme à la main.

— Papa... ?
— Avec ce que tu comptais faire tu oses toujours m'appeler Papa ?
— Comment ? Je ne comprends pas...
— Je sais ce que tu voulais faire !
— Je voulais juste te voir, partager mon désarroi...
Il leva son arme au niveau de mon torse, l'air déterminé. Dans l'incompréhension, je me retournais et me mis à courir : j'étais beaucoup plus rapide que lui. La détonation résonna dans le parc désert. J'étais vivante !

Je me tournais vers lui et le vis, allongé dans l'herbe, le sang dégoulinant. Je n'avais plus aucune envie de sucer son liquide rougeâtre, je voulais comprendre la raison de ce suicide inattendu. Même si, je dois l'avouer, cela m'arrangeait bien.

Soudain, une envie folle me prit, une envie de lui dévorer le cou. Trouble dissociatif de la personnalité, comme disaient les médecins. En me retournant, je sentis mes canines mordre mes lèves, puis j'appelais les pompiers. Je devais partir, ils ne devaient pas me voir ici. Pourtant, mes jambes restaient clouée sur le sol. Je n'arrivais pas à savoir ce que je ressentais. C'était un mélange d'émotions contradictoires qui me répugnaient toutes.
Combien de temps faudrait-il pour que les secours arrivent sur les lieux ?

- Ne bouge pas, lança une voix glaciale.

Un frisson remonta dans mon dos, je connaissais cette voix. La voix de Lucien. Lentement, mes yeux se fixèrent sur le regard noir du frère de Léa.
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Message par Thorim le Sam 10 Déc 2016 - 22:55

Sur la plaine verdoyante, derrière un troupeau de vaches laitières, je la vis. Elle se tenait bien droite et observait l'horizon noir. Lorsque la pluie se mit à tomber, elle se mit à rire et se coucha sur l'herbe humide. Je la retrouvais enfin : Léa.

Léa, c'est ce genre de fille qui te fait fondre quand elle éclate de rire, ce genre de fille si imparfaite qu'elle en devient parfaite, ce genre de fille plus belle que la nuit. Je l'adorais, ma meilleure amie enfin retrouvée ! Je ne l'avais plus vu depuis 20 ans, depuis la disparition de son petit ami en fait. Il avait été retrouvé assassiné au fond d'une ruelle, la langue coupée et les entrailles sur le pavé. Je me rappelle encore de mes mains ensanglantées et mon sourire rouge ce jour-là. La jalousie peut-être extrême parfois...

A mesure que je me rapprochais de Léa, je me rappelais le goût du sang coulant dans ma gorge. Mes mains tremblèrent, ma langue s'agita. J'avais à la fois peur de lui faire du mal et envie de l'étrangler. Cette opposition de sentiments ne m'était pas étrangère, j'y avais déjà goûtée. Et au fond de moi, j'aimais ça.

Je déglutis lorsqu'elle tourna la tête vers moi et me demanda si j'allais bien. Malgré mes idées lugubres, je la serrais dans mes bras. Elle avait une grande nouvelle à m'annoncer. Je pouvais le lire dans ses yeux. Je pouvais aussi voir qu'elle redoutait de m'en parler. Ses lèvres s'ouvrirent, hésitantes, et commencèrent à se livrer :
- La police a trouvé le meurtrier de David.

Tout mon corps tremblait maintenant. J'avais pourtant pris toutes les précautions nécessaires.

— Comment avance l'enquête ?
— C'était son beau père...
Je poussai un discret soupir de soulagement. Alors que les yeux de Léa s'embrumaient, je la serrai de nouveau, tentant de la consoler.
— Comment l'ont-il découvert, après tout ce temps ? osai-je.
— Sur son lit de mort, sa mère a avoué que son mari battait son fils à l'époque, et qu'elle avait toujours eu peur de cet homme.
— Mais ont-ils d'autres preuves...concrètes ?

J'avais toujours pensé que cette famille n'était pas nette. Seulement, au fond de moi, j'étais vexé que ce crime parfait revienne à un autre.

— Son beau-père a tout confessé, rongé de remords semblerait-il.

Dans ma tête, une question ne cessait de se répéter : comment est-ce possible ?
La réponse survint, trois jours plus tard, au fond de ma boite aux lettres. Mon père, haut magistrat à la Cour, avait tout manigancé. Comme d'habitude.

Je sentais en moi un besoin de tout lâcher, de partir comme ces rebelles sans moral. Pourquoi ne pas... essayer ? J'en avais terriblement envie, de ne plus avaler ces cochonneries qui canalisaient ma vraie nature, mais mon père serait très vite au courant... Sauf si je le tuais. Mon plus grand rêve, ma plus grande terreur. Il était peut-être temps d'enfin passer à l'acte. Je pourrais lui donner rendez-vous chez moi, seul à seul. J'aimais mon père, mais je préférais encore la liberté.

Je sortis donc mon portable pour lui envoyer un message. Quelques clics plus tard, le rendez-vous était fixé. Ce soir, je serais enfin libre.

Avant de partir, je lançais mes cachets infects à la poubelle. Je n'avais rien pris d'autre, je le tuerai à main nues, c'est plus intime. Je sentais déjà ma vraie nature reprendre le contrôle, je me sentais délivrée. L’appréhension montait, je ne devais pas gâcher ce moment tant attendu.

Je l'attendais dans le parc désert, j'imaginais mon attaque rapide et efficace. Cependant, je voulais qu'il me voie le tuer, je voulais sentir sa peur. Qu'il me voit savourer son sang... J'entendis les feuilles bruisser derrière moi. Mon cœur se serra, ça n'allait pas être si facile. Je me retournai et le vis, une arme à la main.

— Papa... ?
— Avec ce que tu comptais faire tu oses toujours m'appeler Papa ?
— Comment ? Je ne comprends pas...
— Je sais ce que tu voulais faire !
— Je voulais juste te voir, partager mon désarroi...
Il leva son arme au niveau de mon torse, l'air déterminé. Dans l'incompréhension, je me retournais et me mis à courir : j'étais beaucoup plus rapide que lui. La détonation résonna dans le parc désert. J'étais vivante !

Je me tournais vers lui et le vis, allongé dans l'herbe, le sang dégoulinant. Je n'avais plus aucune envie de sucer son liquide rougeâtre, je voulais comprendre la raison de ce suicide inattendu. Même si, je dois l'avouer, cela m'arrangeait bien.

Soudain, une envie folle me prit, une envie de lui dévorer le cou. Trouble dissociatif de la personnalité, comme disaient les médecins. En me retournant, je sentis mes canines mordre mes lèves, puis j'appelais les pompiers. Je devais partir, ils ne devaient pas me voir ici. Pourtant, mes jambes restaient clouée sur le sol. Je n'arrivais pas à savoir ce que je ressentais. C'était un mélange d'émotions contradictoires qui me répugnaient toutes.
Combien de temps faudrait-il pour que les secours arrivent sur les lieux ?

- Ne bouge pas, lança une voix glaciale.

Un frisson remonta dans mon dos, je connaissais cette voix. La voix de Lucien. Lentement, mes yeux se fixèrent sur le regard noir du frère de Léa. Cet idiot fouineur, il était le seul à connaitre la véritable fin du petit-ami de sa sœur.
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